Et comme il se doit, en tant que représentante d'Europe Ecologie les Verts, j'ai prononcé une petite intervention, dont voici le texte..


Bonsoir à toutes et à tous,

Je suis très fière d'être ici devant vous ce soir, et un peu intimidée.
Cependant, comme je suis ici au service d'une cause, et pas seule, engagée pour Bagneux et pour vous, c'est a dire pour nous, toutes et tous, au sein de la gauche réunie autour de Marie-Hélène Amiable, la force que nous avons envie d'insuffler ensemble dans la campagne qui se lance ce soir, m'encouragent a vous dire quelques mots.

C'est une campagne contre la droite qui est mensongère et démagogique, mais c'est aussi et surtout une campagne POUR.

Pour un projet social et environnemental qui concerne, notre ville Bagneux.

Cette ville qui entre dans une période cruciale, avec l'arrivée du métro, et de la ligne 15 du Grand Paris. Cette ville qui a la chance d'avoir une première magistrate qui cherche toujours à convaincre, au delà de tous les cadres rigides, de tous les prêts à penser, qui cherche toujours à obtenir le meilleur pour sa ville, sans jamais bien sur renoncer a ses valeurs.

C'est ainsi que dans les 6 ans a venir nous ferons tout, sous la houlette de Marie-Hélène Amiable, pour que l'éco quartier Victor Hugo, autour du terminus de la ligne 4, soit à la fois exemplaire de point de vue de sa conception, l'engageant à devenir un quartier à la pointe du progrès en terme d'économie d'énergies, des besoins d'espaces verts de proximité et de nature en ville, de respect de l'environnement, avec toujours l'humain au centre. A tel point que le quartier de la Pierre plate sera totalement impliqué dans ce projet, grâce nous l'espérons a son éligibilité pour une opération de renouvellement urbain.
Rénovation thermique donc des bâtiments anciens, remodelage de cette cité des années soixante, mais aussi souci de créer au sein de ce qui deviendra un seul et même quartier, une mixité sociale réelle, sans chasser personne.

Une mixité que j'aime appeler verticale, car idéalement, c'est bien au sein même des immeubles qu'il faut voir des voisins différents, plus ou moins installés dans la société, plus ou moins fragiles, plus ou moins ancrés dans notre territoire.
Car c'est bien cela une ville !
Et sur notre vieux continent européen, la tradition de la ville dans la forme que nous connaissons aujourd'hui remonte au Moyen-Age, et on nous l'envie dans le monde entier !
On nous envie notre ville mélangée !

Le modèle de la ville de demain sera plus que jamais mélangé. Car les distances devront être plus courtes, les commerces de proximités plus nombreux, car oui, et je sais que cela inquiète beaucoup d'entre vous, la voiture y sera moins présente.... Si elle n'est plus autant nécessaire, c'est que des transports en commun, dignes de ce nom, sauront prendre le relais.
Et nous nous battons pour cela. Et nous nous sommes déjà battus pour cela.
La voiture est ce qu'il y a de moins convivial au monde !
Elle a griffé nos territoires avec de grandes saignées creusant des fossés dangereux entre deux trottoirs d'une même avenue !
Je vous fait sans doute sourire, mais tout cela pour vous dire, que puisqu'il faudra bien diminuer le nombre des voitures sur cette planète, et donc dans notre ville, pour cause d'asphyxie généralisée, et d'espérance de vie diminuée, autant que cela ne nous apporte pas que des inconvénients, et que nous retrouvions aussi le plaisir de respirer en ville, et de se parler et de marcher quand nous le souhaitons, dans une atmosphère qui ne pue pas le gasoil et qui ne pétarde pas à nos oreilles.

Une ville c'est donc un endroit où l'on respire, où l'on travaille, où l'on fait des choses ensemble.

On parle souvent du "vivre ensemble", moi j'aurais envie de vous parler du "faire" ensemble ».
Des jardins partagés par exemple.
Rien de tel, pour se parler, entre quasi inconnus, rapprochés par le brun de carotte qui pousse, pour oublier ses soucis. C'est un besoin vital -reconnu par la médecine- que d'être en contact avec la nature, même en ville -surtout en ville - quand on n'a pas tant que cela l'occasion de la quitter pour s'évader.

Travailler ensemble, c'est compliquer en ce moment de travailler !

Alors, là aussi il faut ouvrir de nouveaux espaces, comme ceux que peut offrir l'économie sociale et solidaire, Les scops par exemple, qui remettent de la démocratie dans l'entreprise -une voix un salarié/ actionnaire de son entreprise, ca change tout en terme de projet d'entreprise ! L'expérience d'une monnaie locale aussi, qui favorise les échanges sur le territoire de la ville. Qui remet les services que l'on se rend entre humains, au centre des échanges monétaires. Je donne mon temps à la collectivité pour faire le pain, les habitants me rémunèrent pour cela... Et à mon tour je vais payer mon journal, je vais faire mes courses, je vais peut-être même payer mes cours de sports, avec cette monnaie qui circule sur la ville. Cette monnaie est indexée sur l'euro. Ce n'est pas un rêve dont je vous parle mais d'expériences réelles qui s'engagent dans de nombreuses villes. Ces monnaies locales sont un des moyens de protéger les territoires de la pauvreté, en multipliant les capacités d'échanges sur le territoire.

Les échanges dans le monde de demain sont totalement a réinventer. La croissance basée sur un productivisme qui demanderait 5 planètes qu'on n'a pas ! ne reviendra pas, telle qu'on l'imagine. Elle n'est pas non plus la panacée qui crée l'emploi, puisqu'aujourd'hui les profits sont directement injectés dans le casino financier et virtuel qu'est devenue l'économie, sans jamais passer par la case humain, par la case rémunération équitable du travail ! Il semble que nos élites politiques, et la société dans sa globalité, aient du mal à s'en rendre compte, tandis que beaucoup d'hommes et de femmes, simples citoyens OUI !
Ils s'organisent, deviennent des consom'acteurs, créent des circuits économiques plus courts, en gros se passent des intermédiaires devenus une véritable plaie, ou en inventent d'autres plus vertueux, s'échangent du temps et des services, consomment différemment - moins - sans être pour autant plus pauvres. Les jeunes savent cela.

A notre époque les collectivités territoriales - les villes - sont des territoires pertinents pour changer les modèles dominants usés. De loin en loin les expériences se répondent, grâce aux réseaux numériques qui sont en train de transformer profondément notre civilisation. Les expériences vertueuses et heureuses et sources de liberté et de nouvelles richesses, se mettent tranquillement en place, de loin en loin ; Les interstices de liberté, que notre monde dur nous laissent, sont pris d'assaut par de nouveaux modes de consommations...
Ce n'est pas abandonner la lutte contre les inégalités et les injustices sociales, que de ne pas toujours lutter de front ! Il faut innover, chercher ensemble, comme vous avez commencé à le faire dans les ateliers.

Mais maintenant, c'est le moment de dire aux représentants de la droite dans cette ville que nous voulons rester une ville populaire , que nous voulons devenir une ville innovante qui réussisse à quelques km de Paris, à sortir de la banlieue, quand le terme est évoqué de façon péjorative, pour devenir demain une ville modèle où la diversité sociale ne sera pas un vain mot, où les pauvres ne seront pas chassés pour laisser la place aux plus riches.

Mais une ville aussi qui ne risquera pas de voir certains de ses quartiers devenir des ghettos, car tout le monde a droit de grandir en ville, et pas « en quartier ! »

PM, 30 janvier 2014, salle Paul-Vaillant-Couturier, Bagneux.


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Pascale Méker
Pascale Méker
Pascale Méker
Maire-Adjointe de Bagneux,
en charge de l'Espace public et du Patrimoine, et de la voirie
Europe - Ecologie - Les verts.

Conseillère communautaire déléguée de Sud de Seine, en charge de l'Environnement/développement durable/agenda 21, jusqu'en 2015.
Conseillère territoriale de Vallée Sud Grand Paris depuis 2016


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